Communiqué concernant la condamnation de Miguel Angel Beltran, prisonnier politique colombien.

En Colombie, des paysans, des leaders de mouvements sociaux, des ouvriers, des indigènes, sont arrêtés à cause de leur engagement dans la transformation sociale et politique du pays. La situation humanitaire est alarmante, plus de 9.000 prisonniers politiques croupissent dans les prisons insalubres et surpeuplées, en Colombie . Voici le cas de Miguel Angel BELTRAN:


Décembre 2014 - Communiqué concernant la condamnation de Miguel Angel Beltran, prisonnier politique colombien.

« La coalition pour la liberté et le traitement digne des prisonniers politiques « Larga vida a las Mariposas » reçoit avec une profonde indignation la nouvelle de la condamnation de Miguel Ángel Beltrán Villegas à 100 mois de prison.
Le 3 juin 2011, Le professeur Miguel Ángel Beltrán Villegas a été libéré des charges qui pesaient contre lui, charges qui reposaient sur des preuves dont la validité a été rejetée par la Cour Suprême de Justice. A cette époque, le professeur avait dû supporter les conséquences d'une persécution directe de la part de l'Etat colombien, qui lui coûta d'être privée de sa liberté et de devoir quitter le pays comme exilé pour protéger sa vie et celle de sa famille. L'acquittement du professeur Miguel Ángel Beltrán Villegas a réveillé la colère du Procureur Alejandro Ordoñez, qui manifesta immédiatement publiquement sa fureur à l'encontre du professeur et la pensée critique en général, ordonnant de rendre le professeur inapte à exercer toute responsabilité publique durant 13 ans, ce qui a causé sa destitution de l'Université nationale de Colombie.
S’ajoute à cela le fait que la chambre du tribunal pénal supérieur de Bogota se concentre sur des faits de terrorisme fiscal ; ce qui retarde le procès et révoque la rémittence émise par le juge au pénal, outrepassant les décisions de la cours suprême de justice. Ceci révèle, une fois de plus, la fragilité et l’inefficacité de la justice colombienne.  
 
Ceci est inacceptable de la part d’un gouvernement qui déclare respecter les droits humains et l’opposition politique, mais continue à emprisonner ceux qui construisent une pensée critique.
Nous insistons sur le fait que la contestation sociale n’est pas un délit et ne peut pas être criminalisée. Cette criminalisation est d’autant plus inacceptable dans un avenir de paix que prétend souhaiter le gouvernement.  
 
Nous appelons les organisations nationales et internationales à manifester leur solidarité.
 
Nous réitérons notre soutient à Miguel Angel Baltran et à toutes les personnes qui luttent pour plus de justice sociale.
La résistance sociale n’est pas un délit, c’est un pas vers la liberté ! »
 
 
Intal Amérique Latine est membre de la coalition « Largas Vidas a las mariposas ».

Rejoins notre campagne contre la criminalisation des mouvements sociaux en Colombie.
Pour plus d’info, contactez  americalatina@intal.be ou par tél +32 474 418 263

Lisez Qui est Miguel Angel Beltrán Villegas et sa lettre de prison

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